In einem französischen Lehrbuch, erschienen im Jahre 1906, fand ich einen Artikel mit dem Titel “Die Franzosen”. Geschrieben wurde der Artikel von Elisée Reclus, französischer Geograph und Anarchist. Bemerkenswert hierbei ist, dass zu dieser Zeit Deutschland und Frankreich Feinde waren und junge Deutsche derartige Texte im Französisch-Unterricht zu Lesen bekamen. Hier einige Ausschnitte;
(…) Le Français arrivé au plein développement de son être a, parmi les hommes, la vertu spéciale de la sociabilité: à cet égard, il est, de l’aveu de tous, celui qui approche le plus de la perfection. Un sentiment de bienveillance naturelle le porte vers son semblable, un esprit d’équité le guide dans ses relations avec tous; il charme par ses prévenances, il retient par son amabilité; en toutes choses, il sait agir avec mesure et discrétion, il aime à plaire par le costume et les manières, mais sans les outrer; il excelle l’art de bien dire, et pourtant il fait valoir son esprit sans porter tort à celui des autres.
(…) les fils des Gaulois ne se distinguent pas seulement par leur promptitude de compréhension et leur justesse de raisonnement, ils se font remarquer aussi entre les peuples civilisés par la délicatesse de leur tact, la sûreté de leur goût.
(…) Être sociable par excellence, il lui arrive souvent de se faire trop « tout à tous » et de perdre ainsi sa valeur propre ; habile à parler de tout, il risque fort d’être superficiel dans ses jugements ; homme de goût et de mesure, il s’expose à sacrifier la force et l’originalité ; très soucieux des convenances, très respectueux du sentiment général, il néglige parfois la voix intérieure : il peut mettre sa conscience dans l’opinion commune au lieu de la chercher en soi ; homme de société ou de parti, il n’a pas toujours le courage de rester lui-même, il a rarement l’audace de penser et d’agir dans sa fière indépendance : Jugés à ce point de vue, les hommes sont d’ailleurs bien rares dans toute nation.
Erschienen in: Französisches Lesebuch, Dr. Heinrich Lüdecking, G.F. Amelangs Verlag, Leipzig 1906.



